Un fléau encore trop répandu
En 2025, les discriminations au travail persistent sous de nombreuses formes : sexe, origine, âge, orientation sexuelle, handicap, état de santé, apparence physique, opinions politiques ou syndicales…
À Paris, dans un contexte professionnel souvent compétitif et sous tension, ces discriminations sont parfois subtiles, systémiques ou silencieuses.
Ce que dit la loi
Le Code du travail interdit toute discrimination, directe ou indirecte, dans l’accès à l’emploi, l’évolution de carrière, la rémunération et les conditions de travail (articles L1132-1 et suivants).
Le Défenseur des droits, saisi de plus de 5 000 cas en 2024, rappelle qu’un salarié peut être victime sans même le savoir. L’intention de nuire n’est pas nécessaire pour que la discrimination soit reconnue.
Des exemples concrets
- Un salarié dont les horaires sont systématiquement modifiés après avoir révélé son orientation sexuelle
- Une femme à qui l’on refuse une promotion au retour de congé maternité
- Un candidat écarté d’un poste à cause de son nom à consonance étrangère
- Une personne en situation de handicap jugée « pas assez opérationnelle »
- Un syndiqué mis à l’écart ou privé de primes
Ce que fait la CFTC
La CFTC s'engage activement contre toutes les formes de discrimination en entreprise. Elle agit pour :
- Sensibiliser les représentants du personnel
- Repérer les signaux faibles de discrimination
- Saisir le CSE ou le Défenseur des droits si nécessaire
- Accompagner les victimes dans un cadre juridique et confidentiel
- Négocier des accords d’égalité et de diversité dans les entreprises
Vos recours si vous êtes victime
Si vous pensez être victime de discrimination au travail :
- Notez les faits (dates, mails, témoins…)
- Contactez votre délégué CFTC ou le service juridique de l’UD 75
- Saisissez le CSE, l’inspection du travail ou le Défenseur des droits
Vous n’êtes pas seul. La loi vous protège et la CFTC vous accompagne.